Beaucoup de chrétiens se demandent : « Si Jésus est notre repos, pourquoi devrions-nous encore observer le sabbat du septième jour ? » Cette question découle généralement de passages tels que (Matthieu 11:28-30), où Jésus invite ceux qui sont fatigués à trouver le repos en Lui, et d’Hébreux 4, qui parle d’entrer dans le repos de Dieu par la foi.
Certains en concluent que, puisque Christ est notre repos, le quatrième commandement n’est plus obligatoire. Cependant, la Bible enseigne autre chose. Le don du repos spirituel de Christ et le sabbat hebdomadaire ne sont pas des idées contradictoires. Au contraire, ils se complètent magnifiquement. Le salut se trouve en Christ seul, tandis que le sabbat demeure Son temps sanctifié pour Sa relation avec les hommes ; c’est un mémorial de Sa création et de Sa rédemption pour ceux qui sont entrés dans Sa grâce salvatrice.
Christ est notre véritable repos spirituel
La Bible enseigne clairement que le salut ne se trouve qu’en Jésus-Christ. Aucune observation de la loi ni aucune bonne œuvre ne peut mériter la vie éternelle.
Paul écrit :
« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2:8-9).
Jésus adresse Son invitation à chaque pécheur :
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Matthieu 11:28).
Ce repos est avant tout spirituel. Christ libère les croyants du fardeau écrasant du péché, de la culpabilité et de la tâche impossible d’essayer de gagner la faveur de Dieu par leurs propres efforts. Par Sa vie parfaite, Sa mort sacrificielle et Sa résurrection, Jésus a accompli tout ce qui était nécessaire à notre salut.
Cette vérité est au cœur de l’Évangile. La Bible affirme de tout cœur que nous sommes justifiés par la foi seule en Christ seul.
Le repos spirituel n’abolit pas les commandements de Dieu
Bien que Christ donne un repos spirituel, nulle part la Bible ne dit que cela élimine la loi morale de Dieu.
Considérez les autres commandements. Puisque Christ pardonne nos péchés, cela signifie-t-il que nous sommes désormais libres d’adorer des idoles, de déshonorer nos parents, de commettre l’adultère, de voler ou de tuer ? Certainement pas.
Paul a anticipé ce malentendu :
« Anéantissons-nous donc la loi par la foi ? Loin de là ! Au contraire, nous confirmons la loi » (Romains 3:31).
La foi salvatrice n’abolit pas l’obéissance. Au contraire, une foi authentique produit une vie d’obéissance aimante.
Jésus Lui-même a déclaré :
« Si vous m’aimez, gardez mes commandements » (Jean 14:15).
Les Dix Commandements restent la norme morale de Dieu. Les chrétiens ne s’y conforment pas pour obtenir le salut, mais parce qu’ils ont déjà été sauvés par la grâce.
Le commandement du sabbat ne fait pas exception.
Le sabbat a été établi avant le péché
L’une des raisons pour lesquelles le sabbat reste important est qu’il est antérieur à la fois au péché et à la nation d’Israël.
La Genèse rapporte :
« Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu’il avait créée en la faisant » (Genèse 2:3).
À la Création :
- Dieu s’est reposé.
- Dieu a béni le septième jour.
- Dieu a sanctifié le septième jour.
Cela s’est produit avant qu’il n’y ait des Juifs, avant la circoncision, avant l’alliance mosaïque et avant que le péché n’entre dans le monde.
Le sabbat faisait partie de la création parfaite de Dieu. Il a été donné comme un cadeau pour toute l’humanité.
Jésus a confirmé ce but universel lorsqu’Il a dit :
« Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat » (Marc 2:27).
Le mot « homme » fait référence à l’humanité, et non pas seulement à la nation juive.
Comprendre Hébreux 4
Beaucoup de gens pensent qu’Hébreux 4 enseigne que Christ a remplacé le sabbat. Cependant, une lecture attentive révèle le contraire.
L’épître aux Hébreux aborde plusieurs types de repos différents.
Le repos de la création de Dieu
Tout d’abord, l’auteur renvoie à la Création :
« Et Dieu se reposa le septième jour de toutes ses œuvres » (Hébreux 4:4).
Cela fait clairement référence à Genèse 2.
Le repos d’Israël en Canaan
Ensuite, Hébreux explique que l’Israël ancien n’a pas pu entrer dans le repos promis par Dieu à cause de son incrédulité. Leur entrée en Canaan était un type de repos, mais ce n’était pas l’accomplissement final de la promesse de Dieu.
Le repos spirituel par la foi
Hébreux enseigne également que les croyants cessent de s’appuyer sur leurs propres œuvres pour leur salut. C’est le repos spirituel que Christ offre. Ceux qui font confiance à Jésus cessent de s’efforcer de se sauver eux-mêmes et s’appuient entièrement sur Sa justice.
Le repos du sabbat qui subsiste
Le chapitre atteint son apogée dans ce verset :
« Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu » (Hébreux 4:9).
Le mot grec traduit par « repos de sabbat » est sabbatismos, ce qui signifie littéralement « observation du sabbat » ou « célébration du sabbat ». Il est distinct du mot grec ordinaire pour le repos (katapausis) utilisé ailleurs dans le chapitre.
L’auteur introduit intentionnellement ce mot unique pour montrer que, bien que les croyants jouissent chaque jour d’un repos spirituel en Christ, le sabbat hebdomadaire de Dieu subsiste également.
Plutôt que d’abolir le sabbat, l’épître aux Hébreux affirme son importance continue.
Jésus a observé le sabbat
Si le sabbat était devenu obsolète, on pourrait s’attendre à ce que Jésus l’enseigne clairement.
Au lieu de cela, l’Écriture dit :
« Il entra, selon sa coutume, dans la synagogue le jour du sabbat » (Luc 4:16).
Jésus adorait régulièrement le jour du sabbat.
Il a également déclaré :
« Le Fils de l’homme est maître même du sabbat » (Marc 2:28).
Notez que Jésus n’a jamais prétendu abolir le sabbat (Matthieu 5:17,18). Au contraire, Il a corrigé les traditions pesantes que les chefs religieux y avaient ajoutées (Jean 7:21-24).
Il a rétabli le sabbat dans son but originel, à savoir une bénédiction plutôt qu’un fardeau.
Les apôtres ont continué à observer le sabbat
Après la résurrection de Christ, les apôtres ont également continué à adorer le septième jour.
En voici quelques exemples :
Paul prêchait dans les synagogues et se réunissait avec les Juifs et les païens le jour du sabbat.
Nulle part l’Écriture ne mentionne un commandement changeant le sabbat du septième jour au dimanche. De même, aucun passage du Nouveau Testament n’appelle le dimanche le sabbat.
Le sabbat renvoie à la fois à la création et à la rédemption
Le sabbat rappelle aux croyants que Dieu est à la fois Créateur et Rédempteur. Le quatrième commandement renvoie à la Création :
« Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre… et il s’est reposé le septième jour » (Exode 20:11).
Plus tard, Moïse a lié le sabbat à la rédemption d’Égypte :
« Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d’Égypte… c’est pourquoi l’Éternel, ton Dieu, t’a ordonné d’observer le jour du sabbat » (Deutéronome 5:15).
Christ a maintenant accompli une rédemption encore plus grande par la croix. Chaque sabbat rappelle aux chrétiens que le Dieu qui les a créés est aussi le Dieu qui les a rachetés.
Plutôt que de diminuer Christ, le sabbat magnifie Son œuvre en tant que Créateur et Sauveur.
Le sabbat ne concurrence pas la grâce
Une critique courante est que l’observation du sabbat favorise le légalisme.
Le légalisme se produit chaque fois que les gens croient que leur obéissance leur permet de mériter le salut. La Bible rejette complètement cette idée. La Parole de Dieu enseigne que personne n’est sauvé parce qu’il observe le sabbat. Au contraire, le sabbat est la réponse d’un croyant reconnaissant.
Tout comme le baptême ne nous sauve pas mais exprime publiquement notre foi, l’observation du sabbat exprime notre amour et notre loyauté envers Dieu.
Jésus a dit :
« Si vous m’aimez, gardez mes commandements » (Jean 14:15).
L’amour motive l’obéissance. La grâce produit l’obéissance.
L’un ne remplace pas l’autre.
Le sabbat est un délice, non un fardeau
Certains imaginent l’observation du sabbat comme restrictive ou sans joie. La Bible présente l’image opposée.
Dieu invite Son peuple :
« Si tu retiens ton pied pendant le sabbat… si tu fais du sabbat tes délices… alors tu trouveras ton plaisir en l’Éternel » (Ésaïe 58:13-14).
Jésus a guéri des personnes le jour du sabbat, démontrant que les actes de miséricorde, de compassion et de ministère sont tout à fait appropriés.
Le sabbat offre des occasions hebdomadaires de :
- Adorer Dieu.
- Passer du temps en famille.
- Profiter de la création de Dieu.
- Servir les autres.
- Se reposer du travail ordinaire.
- Approfondir notre relation avec Christ.
Dans le monde trépidant d’aujourd’hui, le sabbat offre un sanctuaire bien nécessaire face au travail constant, à la technologie et au stress.
Le sabbat dans les derniers jours
Le livre de l’Apocalypse dépeint le peuple fidèle de Dieu comme ceux qui font confiance à Christ et obéissent à Ses commandements.
Jean les décrit ainsi :
« C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus » (Apocalypse 14:12).
Notez l’équilibre. Ils possèdent la foi en Jésus. Ils gardent aussi les commandements de Dieu. Les deux vont de pair.
Tout au long de l’Écriture, l’obéissance est toujours le fruit d’une foi authentique, jamais son substitut.
Se reposer en Christ tout en observant Son sabbat
La question n’est pas de savoir si les chrétiens doivent choisir entre Christ et le sabbat. La Bible ne présente jamais ce choix.
Au contraire, Christ est la raison même pour laquelle le sabbat a un sens. Il est le Créateur qui a béni le septième jour à la Création (Jean 1:1-3 ; Colossiens 1:16), le Rédempteur qui nous donne le salut par la grâce, et le Maître du sabbat (Marc 2:28). Chaque semaine, le sabbat invite les croyants à se souvenir à la fois de Sa puissance créatrice et de Son amour rédempteur.
Lorsque les chrétiens se reposent spirituellement en Christ chaque jour et honorent le sabbat chaque semaine, ils n’ajoutent pas des œuvres à la grâce. Ils répondent avec joie à l’amour de Dieu. Le sabbat n’est pas un substitut à Jésus, et il ne concurrence pas non plus Son œuvre salvatrice. Au contraire, il nous oriente vers Lui en tant que notre Créateur, notre Rédempteur et notre Roi à venir.
Par conséquent, les chrétiens doivent observer le sabbat non pas au lieu de se reposer en Christ, mais parce qu’ils se reposent déjà en Lui. Le salut s’obtient par la grâce, par la foi seule, et l’observation du sabbat est la réponse d’amour de ceux qui ont trouvé leur repos éternel en Jésus-Christ.
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