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Que signifie : le second avènement de Christ est imminent ?

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La Bible enseigne à plusieurs reprises que le second avènement de Jésus-Christ est imminent. Ce mot peut être mal compris, il est donc important de le définir de manière biblique plutôt qu’émotionnelle ou sensationnelle. La doctrine de l’imminence ne signifie pas que Christ doit revenir à une date précise ou selon un calendrier humain. Elle signifie plutôt que Son retour est toujours proche, dans le sens où il peut se produire à tout moment, et que les croyants doivent vivre dans une attente et une préparation constantes.

L’Écriture présente le second avènement de Christ comme le prochain grand événement du plan rédempteur de Dieu, sans qu’aucun événement prophétique ne doive nécessairement se produire auparavant. Cette vérité a des implications profondes pour la foi, la vie quotidienne et la préparation spirituelle. Toutes les citations bibliques de cette étude sont tirées de la New King James Version (NKJV).

La signification biblique du mot « imminent »

Le mot imminent n’est pas utilisé directement dans la plupart des traductions de la Bible, mais le concept est clairement enseigné tout au long des Écritures. Bibliquement, l’imminence signifie « imminent » ou « prêt à se produire », et non pas nécessairement « immédiat » en termes humains.

Jésus a enseigné que Son retour serait inattendu d’un point de vue humain. « Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra » (Matthieu 24:42). L’accent n’est pas mis sur le calcul du moment, mais sur le fait de vivre dans un état de préparation continuelle.

L’apôtre Paul a fait écho à cet enseignement. « Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit » (1 Thessaloniciens 5:2). Un voleur n’annonce pas son arrivée, ce qui souligne la nature soudaine et imprévue du retour de Christ. Ainsi, l’imminence fait référence à la certitude et à la préparation, et non à la fixation de dates.

Le propre enseignement de Christ sur l’imminence

Jésus a souligné à plusieurs reprises que Son second avènement pouvait se produire à tout moment. Dans le discours sur le mont des Oliviers, Il a clairement indiqué que même les anges ne connaissent pas le moment exact. « Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, mais mon Père seul » (Matthieu 24:36).

Il a accompagné cette déclaration de paraboles qui mettent l’accent sur la vigilance et la fidélité. Dans la parabole du serviteur fidèle et du mauvais serviteur, Jésus a mis en garde contre l’hypothèse d’un retard. « Mais, si c’est un mauvais serviteur, qui dise en son cœur : Mon maître tarde à venir » (Matthieu 24:48). L’erreur du serviteur n’était pas l’incrédulité, mais la complaisance.

La parabole des dix vierges renforce cette même leçon. « Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure où le Fils de l’homme viendra » (Matthieu 25:13). La préparation, et non le moment, est le message central.

L’attente apostolique du retour proche de Christ

L’Église primitive vivait dans une profonde attente du retour de Christ. Cela ne signifie pas que les apôtres se trompaient, mais qu’ils comprenaient l’imminence comme une réalité morale et spirituelle.

Paul a écrit : « Le Seigneur est proche » (Philippiens 4:5). Jacques a exhorté les croyants : « Soyez patients, affermissez vos cœurs, car l’avènement du Seigneur est proche » (Jacques 5:8). Pierre a déclaré : « La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière » (1 Pierre 4:7).

Ces déclarations visaient à façonner le caractère et la conduite des chrétiens. La proximité du retour de Christ était une motivation pour la sainteté, la persévérance et la mission, et non pour la spéculation.

L’imminence n’annule pas les signes prophétiques

Certains pensent à tort que si la venue de Christ est imminente, les signes sont inutiles ou non pertinents. L’Écriture enseigne le contraire. La Bible présente les signes comme des indicateurs de la saison, et non de la date.

Jésus a dit : « Quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte » (Matthieu 24:33). Des signes tels que les guerres, les famines, les tremblements de terre, la séduction et le déclin moral signalent que le monde avance vers le point culminant de l’histoire.

Cependant, les signes n’annulent pas l’imminence. Même lorsque les signes s’accomplissent, la venue de Christ reste imprévisible. Les signes augmentent l’urgence, et non la certitude du moment.

La perspective de Dieu sur le temps et le retard

L’une des explications bibliques les plus importantes concernant le retard apparent du retour de Christ se trouve dans les écrits de Pierre. « Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » (2 Pierre 3:8).

Ce que les humains perçoivent comme un retard n’en est pas un du point de vue de Dieu. Pierre explique plus loin : « Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance » (2 Pierre 3:9).

L’imminence de la venue de Christ coexiste avec la miséricorde de Dieu. Ce temps prolongé offre à un plus grand nombre de personnes l’occasion d’accepter le salut.

L’imminence comme un appel à la préparation

L’un des objectifs principaux de la doctrine de l’imminence est la préparation spirituelle. Jésus a mis en garde contre l’assoupissement spirituel. « Prenez garde, veillez et priez ; car vous ne savez quand ce temps viendra » (Marc 13:33).

La préparation implique une vie fidèle, l’obéissance et un service actif. Dans la parabole des talents, les serviteurs fidèles ont été récompensés non pas pour avoir connu le moment du retour de leur maître, mais pour avoir été diligents en son absence (Matthieu 25:14-30).

L’apôtre Jean a écrit : « Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur » (1 Jean 3:3). L’attente du retour imminent de Christ conduit à la sainteté personnelle.

L’imminence et le jugement

Le second avènement de Christ est étroitement lié au jugement. « Car le Fils de l’homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges ; et alors il rendra à chacun selon ses œuvres » (Matthieu 16:27).

Parce que le jugement suit le retour de Christ, l’imminence revêt un poids moral. Les croyants sont appelés à vivre de manière responsable, sachant qu’ils rendront des comptes. « Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même » (Romains 14:12). Cette vérité encourage l’intégrité, l’humilité et la fidélité dans la vie quotidienne.

L’imminence et la mission chrétienne

L’attente du retour de Christ stimule également l’évangélisation. Jésus a lié la proclamation de l’Évangile à la fin des temps. « Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin » (Matthieu 24:14).

Savoir que la venue de Christ est imminente motive les croyants à partager le message du salut avec urgence mais avec amour. L’Église n’est pas appelée à se retirer du monde, mais à s’y engager avec espérance et vérité. Paul a écrit : « Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à convaincre les hommes » (2 Corinthiens 5:11).

Éviter les extrêmes : la fixation de dates et l’indifférence

L’Écriture met en garde contre deux extrêmes dangereux concernant le retour de Christ. Le premier est la fixation de dates. Jésus l’a explicitement interdit. « Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité » (Actes 1:7).

L’autre extrême est l’indifférence. Certains se moquent de la promesse du retour de Christ. « Où est la promesse de son avènement ? » (2 Pierre 3:4). Pierre avertit que de telles attitudes ignorent la patience et le jugement de Dieu. L’imminence biblique évite ces deux extrêmes. Elle rejette la spéculation tout en embrassant l’attente.

La bienheureuse espérance de l’Église

Le Nouveau Testament appelle le retour de Christ « la bienheureuse espérance ». « En attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ » (Tite 2:13).

Cette espérance n’est pas motivée par la peur, mais remplie de joie. Pour les croyants, le second avènement signifie la résurrection, la restauration et la réunion avec Christ. « Et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4:17). L’imminence du retour de Christ donne aux croyants l’assurance que la souffrance, l’injustice et la mort n’ont pas le dernier mot.

Conclusion

Dire que le second avènement de Christ est imminent signifie qu’il est certain, proche dans sa signification prophétique, et capable de se produire à tout moment puisque personne ne connaît l’heure de sa mort. Cela ne signifie pas qu’une date précise puisse être connue ou prédite. L’Écriture présente l’imminence comme un appel à la préparation, à la fidélité, à la sainteté et à la mission.

Jésus Lui-même l’a le mieux résumé. « Oui, je viens bientôt » (Apocalypse 22:20). La réponse du croyant n’est pas le calcul, mais l’engagement. Comme le déclarent les derniers mots de l’Écriture : « Oui, viens, Seigneur Jésus ! » (Apocalypse 22:20).

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