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Qui est mon prochain selon Jésus ?

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La question « Qui est mon prochain ? » est au cœur de l’une des paraboles et des enseignements les plus célèbres de Jésus. Lorsqu’un docteur de la loi a interrogé Jésus sur le plus grand commandement, il a reçu pour réponse que l’amour de Dieu et l’amour du prochain sont l’essence même de la loi de Dieu. Le juriste a alors demandé : « Qui est mon prochain ? », ce qui a incité Jésus à raconter la parabole du Bon Samaritain dans Luc 10:25-37. À travers cette parabole et d’autres enseignements, Jésus a redéfini le concept de « prochain » pour aller au-delà de la communauté immédiate, de l’appartenance ethnique ou du cercle social. Selon Jésus, le prochain n’est pas seulement quelqu’un de proche, mais toute personne ayant besoin de compassion, de miséricorde et d’aide.

Les plus grands commandements : Aimer Dieu et aimer son prochain

Dans les Évangiles, Jésus résume les dix commandements (Exode 20:1-17) en deux ordres : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Matthieu 22:37-39). Jésus a expliqué que « de ces deux commandements dépendent toute la Loi et les Prophètes » (Matthieu 22:40). Pour Jésus, l’amour est le fondement de tous les autres commandements, et l’accomplissement de ces deux ordres résume la volonté de Dieu pour l’humanité.

Le commandement d’« aimer son prochain » provient à l’origine de Lévitique 19:18, où Dieu ordonnait aux Israélites d’aimer les autres au sein de leur communauté. Ce commandement allait toutefois être élargi et approfondi par Jésus, qui a expliqué que l’amour doit transcender les frontières sociales, ethniques et religieuses. Jésus a déplacé l’attention : au lieu de définir le « prochain » par la proximité ou la parenté, il s’agit désormais de voir chaque individu comme un prochain potentiel.

La parabole du Bon Samaritain (Luc 10:25-37)

Dans Luc 10:25-37, un docteur de la loi s’approche de Jésus pour l’éprouver, en demandant : « Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? » (Luc 10:25). Jésus lui renvoie la question : « Qu’est-il écrit dans la loi ? Qu’y lis-tu ? » (Luc 10:26). Le juriste répond correctement en citant la nécessité d’aimer pleinement Dieu et d’« aimer son prochain comme soi-même » (Luc 10:27). Jésus approuve sa réponse mais, voulant se justifier, le juriste demande alors : « Et qui est mon prochain ? » (Luc 10:29). En réponse, Jésus raconte l’histoire du Bon Samaritain.

Les personnages de l’histoire et leurs rôles

  • L’homme tombé aux mains des voleurs : Jésus commence la parabole en décrivant un homme qui voyageait de Jérusalem à Jéricho et qui a été attaqué par des brigands, lesquels l’ont laissé à demi-mort. La route de Jérusalem à Jéricho était notoirement dangereuse, symbolisant un voyage rempli de risques et de souffrances potentielles. L’homme de l’histoire représente toute personne dans le besoin, démunie et vulnérable.
  • Le prêtre et le lévite : Deux figures religieuses, un prêtre et un lévite, croisent l’homme blessé mais choisissent de passer outre par le côté opposé. Selon la loi juive, le contact avec un corps mort ou blessé rendait une personne rituellement impure, ce qui leur servit d’excuse pour éviter l’homme. Cette action symbolise un manque de compassion dû à une adhésion rigide à la tradition ou au confort personnel. Le prêtre et le lévite représentent ceux qui, malgré leurs connaissances religieuses, ne parviennent pas à agir avec miséricorde.
  • Le Samaritain : Lorsqu’un Samaritain voit l’homme blessé, il est ému de compassion, soigne ses blessures et veille à ce qu’il soit mis en sécurité. Les actions du Samaritain incarnent la compassion et l’amour que Jésus appelle ses disciples à manifester. Les Samaritains et les Juifs entretenaient des animosités profondes, ce qui rend remarquable le fait qu’un Samaritain aide un Juif. Ce détail souligne que le « prochain » s’étend au-delà des barrières ethniques et culturelles.

Leçons clés de la parabole

La parabole illustre que :

  • Le prochain est toute personne dans le besoin : L’histoire de Jésus montre que le « prochain » ne se limite pas à ceux qui font partie de notre cercle social ou religieux. Le prochain est quiconque a besoin de compassion, de miséricorde et d’assistance.
  • La compassion l’emporte sur les barrières culturelles et religieuses : En faisant d’un Samaritain le héros de l’histoire, Jésus remet en question les préjugés et encourage ses disciples à donner la priorité à la miséricorde plutôt qu’aux divisions sociétales.
  • L’amour en action : L’amour n’est pas seulement une émotion, mais se manifeste par des actes de bonté, de sacrifice et d’engagement envers le bien-être d’autrui. Le Samaritain n’a pas seulement ressenti de la compassion ; il a agi, même à ses propres frais.

Jésus conclut la parabole en demandant : « Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? » Le juriste répond : « C’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui. » Jésus lui dit alors : « Va, et toi, fais de même » (Luc 10:36-37).

Étendre la définition du « prochain » au-delà des frontières

À travers cette parabole, Jésus enseigne que notre amour et notre sollicitude doivent s’étendre à tous, et pas seulement à ceux avec qui nous partageons une relation étroite ou des origines similaires. Dans Matthieu 5:43-44, Jésus va plus loin en enseignant à ses disciples d’aimer même leurs ennemis : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent » (NKJV). En appelant ses disciples à aimer même leurs ennemis, Jésus brise les distinctions qui limitent souvent la compassion humaine.

Cet amour radical se reflète également dans Jean 13:34-35, où Jésus dit à ses disciples : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » L’amour que Jésus a modélisé et commandé est désintéressé, sacrificiel et inclusif, démontrant que l’amour du prochain doit être évident dans la vie de ses disciples.

La pratique de l’amour du prochain dans l’Église primitive

Les premiers chrétiens ont compris et pratiqué cet amour expansif pour leur « prochain ». Actes 4:32-35 décrit l’Église primitive comme une communauté où les croyants partageaient tout ce qu’ils avaient pour s’assurer que personne n’était dans le besoin. Cette générosité mutuelle était une expression pratique de l’amour qui allait au-delà des intérêts personnels. L’apôtre Paul a également encouragé les croyants dans Galates 6:10 à « pratiquer le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi », montrant que l’amour du prochain doit englober à la fois les croyants et les non-croyants.

Paul a également enseigné que le commandement d’« aimer son prochain comme soi-même » accomplit la loi. Dans Romains 13:8-10, il écrit : « Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi… L’amour est donc l’accomplissement de la loi. » Ici, Paul réitère l’enseignement de Jésus selon lequel l’amour est le résumé de la loi morale de Dieu, soulignant que la véritable conduite chrétienne est marquée par l’amour des autres.

Surmonter les obstacles à l’amour du prochain

Bien que les enseignements de Jésus sur l’amour du prochain soient clairs, il existe souvent des défis pratiques et personnels pour accomplir ce commandement. Certains d’entre eux incluent :

  • Préjugés et biais culturels : Le clivage judéo-samaritain dans la parabole du Bon Samaritain reflète la réalité des préjugés et des divisions ethniques. Les croyants sont appelés à s’élever au-dessus des préjugés culturels et à aimer les autres inconditionnellement, comme Jésus l’a fait.
  • Inconvénients personnels et sacrifice : Le Samaritain s’est détourné de son chemin pour aider l’homme blessé, sacrifiant son temps et ses ressources. Aimer les autres exige souvent de mettre de côté son confort personnel et d’être prêt à faire des sacrifices pour leur bien-être.
  • Peur du rejet ou de l’incompréhension : Manifester de l’amour, en particulier envers des étrangers ou des ennemis perçus, peut conduire au rejet ou à l’incompréhension. L’appel de Jésus à aimer implique cependant de prendre des risques, en ayant confiance que l’amour de Dieu agira à travers nos actions.

L’amour du prochain en pratique aujourd’hui

Dans le monde d’aujourd’hui, être un « prochain » peut prendre de nombreuses formes. Des actes de bonté, tels qu’aider un étranger, subvenir aux besoins des nécessiteux, soutenir quelqu’un en crise ou manifester de la compassion envers une personne marginalisée, reflètent tous la définition de l’amour du prochain selon Jésus. Aimer son prochain inclut la défense de la justice, la manifestation de la miséricorde et la volonté de franchir les barrières sociales et culturelles pour partager l’amour de Dieu.

La parabole de Jésus appelle les croyants à un amour actif, inclusif et sans bornes. Plutôt que de voir le « prochain » comme une catégorie limitée, les chrétiens sont appelés à reconnaître chaque personne comme leur prochain, en particulier celles qui sont dans le besoin. Par de telles actions, les croyants reflètent l’amour du Christ et accomplissent son commandement de « faire de même ».

Au service de Dieu
L’équipe BibleAsk

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